L'atelier, qui nous sommes
Une histoire de pierre et de hasard
L'Atelier Pierre Blonde est né en septembre 2016, presque par accident, autour d'un chantier que personne ne voulait. Une échoppe humide de Bacalan, achetée trois fois rien par un ami commun, qu'il fallait sauver avec un budget ridicule. Nous étions deux à l'époque. Camille Estèbe, architecte d'intérieur diplômée de l'École de Condé à Bordeaux en 2011, et Romain Lartigue, ancien conducteur de travaux passé du gros œuvre à la conception après quinze ans de chantiers en Gironde. Le chantier de Bacalan a réussi. Le bouche-à-oreille a fait le reste.
Nous avons posé nos plans rue Notre-Dame, aux Chartrons (33000), au-dessus d'un ancien chai. Le nom s'est imposé tout seul. La pierre blonde, ce calcaire qui donne sa couleur à toute la ville, est devenue notre signature et notre obsession. En 2019, Inès Carrère nous a rejoints. Formée aux Arts Décoratifs et passée par une agence parisienne de scénographie, elle apporte un œil sur la lumière et la couleur qui nous manquait. Depuis, nous accueillons aussi un stagiaire par an, le plus souvent un étudiant de l'École de Condé ou de l'IUT de Bordeaux.
Notre façon de travailler
Nous sommes restés un petit atelier, et c'est un choix. Trois personnes, un stagiaire, rarement plus de cinq ou six chantiers par an. Cela nous permet de suivre chaque projet de bout en bout, du premier relevé jusqu'à la dernière couche de cire sur les tomettes. Camille dessine et tient le dialogue avec les clients. Romain pilote les chantiers et parle d'égal à égal avec les artisans, ce qui change tout sur le terrain. Inès travaille la lumière, les matières, les couleurs. Nous décidons à trois, nous nous disputons un peu, puis nous tranchons.
Nous ne vendons pas de mobilier et ne touchons aucune commission sur les fournisseurs ou les artisans que nous recommandons. Nos honoraires sont clairs, calculés sur le projet, pas indexés sur des marges cachées. Sur chaque chantier, nous insistons pour qu'un état des lieux technique sérieux précède les travaux, comme nous l'expliquons en détail dans notre dossier sur la rénovation girondine. C'est devenu notre marque de fabrique, parfois au prix d'un client qui voulait aller plus vite que la raison.
Pourquoi Bordeaux, pourquoi rester petits
On nous a proposé de grossir, d'ouvrir une antenne à Toulouse, de prendre des chantiers neufs plus rentables. Nous avons refusé. Notre métier, tel que nous l'aimons, ne se délègue pas. Il demande d'être sur place, dans la poussière, à comprendre une échoppe de Saint-Michel ou un appartement des Chartrons avec les mains autant qu'avec les plans. Bordeaux et la Gironde nous suffisent. Mérignac, Pessac, l'Entre-deux-Mers, les Bassins à flot : il y a là de quoi travailler une vie entière sur du bâti qui mérite mieux que des rénovations pressées.
Ce site n'est pas une vitrine commerciale agressive. C'est un carnet d'atelier, où nous déposons nos projets, nos convictions sur la matière et la lumière, et ce que nous apprenons en chemin. Si notre façon de travailler vous parle, écrivez-nous. Si vous cherchez un studio qui pose le même décor chez tout le monde, allez voir ailleurs, sans rancune. Nous préférons quelques maisons justes à beaucoup de chantiers oubliés.